 |
|
Saint SAVIN - Fresques murales
Classées au rang du PATRIMOINE
MONDIAL par l' UNESCO, l'Eglise
Abbatiale de Saint Savin et ses Peintures et fresques murales, constituent
l'un des chefs d'oeuvre de la peinture romane (le plus grand ensemble français).
Nous distinguons cinq thèmes:
Dans la crypte: Les fresques présentent les
martyres de Saint Savin et Saint Cyprien, et au-dessus de l'autel, un Christ
en Majesté entouré de saints.
Dans les absidioles: Fresques sur les Saints martyrs,
confesseurs et évêques, et la légion des anges.
Dans la Nef: (Fresque de 66m delongueur, 6m delargeur,
21m de hauteur) Scènes issues de l'Ancien Testament: la Genèse et l'Exode,
le soleil et la lune, le péché originel ,Adam Ève, meurtre d'Abel, la malédiction
de Caïn, Enock, Noé le Déluge et l'Arche, la Tour de Babel, Abraham, la guerre
des rois de Sodome et Gomorrhe, Jacob, Joseph, le passage de la Mer Rouge,
Moïse et les Tables de la Loi. En quittant l'église sur le tympan de la porte,
une Vierge en Majesté et l'Enfant sur ses genoux.
Dans la tribune: Fresques de scènes du Nouveau Testament,
et Passion du Christ; très belle Descente de Croix.
Dans le Porche: Fresques murales des épisodes de
l'Apocalypse, et le Christ en Gloire entouré de saints.
Le Centre International d'Art Mural (CIAM) par ses activités
(expositions, formation, création) met en valeur ce patrimoine qu'abrite l'église
de Saint Savin dont le passé est très glorieux:
C'est au début du IX°s. que l'abbaye de Saint Savin est citée au concile d'Aix
La Chapelle (817), Louis le Pieux, fils de Charlemagne, en étant le fondateur.
Détruite par les Normands au IX° et X°s. elle sera reconstruite au XI°s. par
les ducs d'Aquitaine et les comtes du Poitou (Alphonse de Poitiers frère de
St Louis) qui lui apportent bien faits et prospérité jusqu'à la guerre de
cent ans. Et puis ce sont trois siècles de massacres, pillages et destructions
successifs (les archives sont détruites par les huguenots en 1562). En 1640, installation de nouveaux
moines, reconstruction du monastère (1690) et nouveaux tracas à la Révolution
(1792). Rendue au culte en 1805 elle sera définitivement sauvée en 1835 par
Prospère MERIMEE qui lança aussitôt les premières campagnes de restauration.
En 1840 le bâtiment et ses peintures sont classées MONUMENT HISTORIQUE et
en 1984 l'ensemble devient PATRIMOINE MONDIAL de l'UNESCO. |
|
|